Sud étudiant rejette la loi d’autonomie des universités

dimanche 2 septembre 2007
mis à jour mercredi 7 novembre 2007

Considérant que les modifications apportées par le gouvernement ne remettent aucunement en cause le fond de la loi d’autonomie des universités, la fédération des syndicats Sud étudiant rejette en bloc ce projet et appelle à construire la mobilisation afin d’obtenir son retrait intégral. Au terme des négociations, il ressort que :

- La composition des Conseils d’administrations n’a été que très légèrement modifiée. Ceci ne suffira ni à régler les problèmes de démocratie qui sont présents à l’université, ni à enrayer l’emprise croissante du patronat sur l’éducation publique.

- Malgré le recul gouvernemental sur la sélection en Master 1, la sélection persiste dès l’entrée à l’université via l’orientation active. D’autre part, ce projet entérine la suppression de la partie de l’article L 612-3 du code de l’éducation de 1984 selon lequel « les dispositions relatives à la répartition entre les établissements et les formations excluent toute sélection. »

- Toutes les universités deviendront simultanément autonomes. Or cela va à l’encontre de l’intérêt des étudiant-e-s et des personnels.

Cette concertation de façade ne satisfait que le gouvernement et ses partenaires (Unef, Cé, Cpu). La plupart des organisations de salarié-e-s continuent de condamner le projet. En effet, la loi d’autonomie détruit les acquis et droits des personnels, en particulier via la contractualisation générale de leurs statuts.

C’est pourquoi la fédération des syndicats Sud étudiant soutient les personnels et étudiant-e-s déjà réuni-e-s en Assemblée générale et appelle l’ensemble de la communauté universitaire à les rejoindre et à se mobiliser dès la rentrée.


La Fédération des Syndicats Sud étudiant,
réunie en Congrès au Havre

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