Renouvellement des CAPN des ITRF*

*Ingénieur Technique de Recherche et de Formation du ministère de l’Education nationale
lundi 7 janvier 2008
mis à jour vendredi 7 mars 2008

Les gouvernements successifs voient l’Université comme une entreprise, tout en considérant l’Éducation et la Recherche publiques comme de simples marchandises. Cette politique néolibérale se traduit déjà par la généralisation de pratiques issues du secteur privé, comme la concurrence accrue entre les établissements, le renforcement des hiérarchies, la soumission des personnels ITRF aux impératifs de rentabilité, le recours à la sous-traitance, l’augmentation de la précarité et le manque de personnels qualifiés.

Baisse du pouvoir d’achat !

Non seulement notre évolution de carrière est déplorable, mais en plus, la progression de nos traitements demeure inférieure à celle de l’inflation : depuis 2000, nous avons subi une baisse du pouvoir d’achat de 5 %. Et ce n’est pas le prétendu salaire au mérite qui va arranger
les choses puisque, sous prétexte de favoriser la progression individuelle de quelques uns, son but est de geler l’augmentation générale des
salaires. Le résultat, c’est que nos conditions de vie se détériorent et deviennent particulièrement difficiles pour les ITRF.

Concurrence entre les personnels !

Sud éducation dénonce une procédure d’évaluation qui :
- mise sur l’individualisme et la concurrence entre collègues en nous fixant des objectifs de travail et en évaluant la manière dont ils sont
remplis, sans jamais poser la question de l’évaluation collective de l’équipe, du service ou de l’établissement auquel nous appartenons ;
- n’améliore globalement ni nos carrières, ni nos salaires, et ne crée aucun poste ;
- est complexe, incontrôlable, ne protège pas nos droits, laisse chaque agent isolé devant son supérieur hiérarchique et ne prévoit pas de
voies de recours ;
- représente un réel danger pour nos statuts, en nous enrôlant dans une « culture de la performance » d’inspiration néolibérale, à l’opposé
de la notion même de Service public.

Démantèlement programmé de l’Université !

La loi LRU accélère le désengagement de l’État visà-vis de l’Enseignement supérieur. La multiplication des possibilités de recrutements hors statut, la concentration des pouvoirs autour du seul Président d’Université élu par un Conseil d’administration restreint. La situation et le statut des personnels ITRF sont remis en cause par le recours généralisé à l’emploi précaire dans toutes les catégories,
ainsi que par l’arbitraire local sur les recrutements, les charges de service et les primes.

Sud éducation se mobilise pour :

- le rattrapage du pouvoir d’achat avec priorité aux bas salaires ;
- l’abrogation du décret relatif à la procédure d’évaluation ;
- la titularisation des précaires sans concours ni condition de nationalité ;
- l’abrogation de la loi LRU, dite « Loi Pécresse »
- le retour à une retraite à taux plein après 37,5 années de cotisation ;
- l’intégration totale des primes dans le calcul de la pension.

Commission fédérale BIATOSS

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