Rejoignez les "Innombrables" !
mis à jour vendredi 7 mars 2008

Sud éducation appelle à signer le MANIFESTE DES INNOMBRABLES diffusé par le Réseau Education Sans Frontières.
Partout en France la politique du chiffre conduit à multiplier les expulsions de Sans-Papiers, sans considération des dégâts humains qu’elles entraînent. Face à ceux qui organisent la résistance à cette politique montrée du doigt partout dans le monde, le gouvernement renforce la répression et instaure le délit de Solidarité.
François Auguste, vice-président de la
région Rhône-Alpes, jugé par le Tribunal
correctionnel de Lyon le 26 novembre pour
“entrave à la circulation d’un aéronef” : dans
un avion, il avait protesté contre l’expulsion
d’une famille. Il risque 5 ans de prison et
18000 euros d’amende.
Idem pour Kadidja T qui attend sa comparution
devant le TGI de Bobigny en 2008.
Nicolas Moiroux, parent d’élève et travailleur
social intervenant auprès des roms,
passait en jugement pour outrage et rébellion
à Béziers le 27 novembre. Victime de brutalités
policières pour avoir tenté de protéger une
femmemalade lors d’une charge de CRS. Son
procès est reporté à une date ultérieure.
Florimond Guimard, instituteur àMarseille,
était poursuivi pour avoir manifesté
pacifiquement contre l’expulsion d’un père
d’élève de son école. Un délit pour lequel,
après avoir rendu hommage à RESF et à l’action
de ses militants, le procureur a quand
même osé requérir une peine avec sursis. Il
devait connaître son sort le 21 décembre.
Deux intervenantes de l’association France
Terre d’Asile ont été interpellées pour
« complicité d’aide au séjour irrégulier en
bande organisée » alors qu’elles intervenaient
dans le cadre de leursmissions pour aider les
étrangers en souffrance de Calais.
La solidarité, réponse à une politique qui bafoue les droits
Chaque fois que des mobilisations ont été organisées le jour des comparutions, lesmilitants de Sud éducation ont répondu présents, y compris par la grève comme ce fut le cas à Aix pour Florimond puis à Lyon pour François. A travers ces citoyens qu’on veut bâillonner, c’est la solidarité qui semanifeste autour des étrangers privés de droits et victimes d’une traque indigne, qu’on veut briser. La politique d’immigration de ce pouvoir est une politique qui tue. Pour cacher les conséquences d’ignominies dénoncées jusque dans la police, Sarkozy, Fillon et Hortefeux tentent d’imposer un climat répressif sur l’ensemble de la société. C’est le sens des menaces ou pressions contre des élus, des enseignants, des personnels des services sociaux et tous ceux qui sont aujourd’hui en contact avec les étrangers. C’est le but du fichage généralisé et des appels à la délation dans les ANPE, les services sociaux ou des mairies.
RESF réclame la relaxe pour ceux qui sont poursuivis
Depuis sa création, la fédération Sud éducationmilite aux côtés des sans-papiers, pour la régularisation de tous, pour la fermeture des centres de rétention et la suppression réelle de la double peine, au nom de la liberté de circulation et d’installation.
La mise en place des Réseaux Education Sans Frontières a donné en 2004, une nouvelle dynamique à la lutte contre les expulsions et pour la régularisation. Les militants de Sud éducation et leurs syndicats sont investis au quotidien dans les RESF de nombreuses villes et départements. C’est au nom de cet engagement réaffirmé à chacun de nos congrès que nous appelons à soutenir les personnes menacées pour leur engagement et à signer et faire signer massivement le « Manifeste des Innombrables ».
Les Sans-Papiers ne sont pas dangereux. Ils sont en danger. Défendre leurs droits, c’est aussi défendre les nôtres. Nous resterons à leurs côtés.
Commission fédérale Immigration/Sans-Papiers
MANIFESTE DES INNOMBRABLES
“Toute personne qui aura, par aide directe
ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter
l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers,
d’un étranger en France sera punie
d’un emprisonnement de cinq ans et d’une
amende de 30000 euros.”
Art.L622-1, Code de l’Entrée et du Séjour des
Étrangers et du Droit d’Asile
Je déclare comme des milliers d’autres personnes résidant en France avoir soutenu, soutenir actuellement et/ou être prêt à soutenir un jeune majeur scolarisé, un enfant et sa famille, étranger privés du droit au séjour, pour leur permettre de poursuivre leur vie en France dans la dignité.
Au nom de l’Humanité, je continuerai à aider des personnes dites sans-papiers à faire face aux décisions arbitraires et brutales qui brisent leur avenir et violent leurs droits fondamentaux. Je déclare refuser de me plier à des mesures indignes et inhumaines et agir ainsi, comme d’autres innombrables l’ont fait en d’autres périodes de l’histoire, en accord avec les principes du droit international qui protègent les migrants, les droits de l’enfant et la vie privée et familiale, comme avec les valeurs universelles de fraternité, d’égalité, de liberté et d’accueil dont se réclame notre République.
Texte à télécharger sur www.sudeducation.org
A renvoyer signé à RESF c/o EDMP,
8 Impasse Crozatier, 75012 Paris

