Rassemblements du 1er février contre la réforme de l’évaluation des enseignant-e-s : assez de mépris pour les personnels et les organisations syndicales !

Communiqué de la fédération SUD éducation
lundi 6 février 2017

SUD éducation , la CGT éduc’action et la FNEC-FP-FO appelaient les personnels à participer aux rassemblements organisés au ministère et devant de nombreux rectorats et DSDEN le 1er février, afin d’y déposer l’ensemble des motions, pétitions, prises de position demandant l’abandon du projet ministériel sur l’évaluation et les carrières dans le cadre du PPCR (protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations).

A Paris, où plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées, avec des milliers de pétitions, le ministère a refusé de recevoir en audience les organisations syndicales, allant même jusqu’à proposer que ce soit le chef de la sécurité qui prenne les pétitions !

Cette attitude méprisante cache sans doute aussi l’embarras du ministère alors que les personnels voient leur salaires baisser en janvier, même si c’est de manière conjoncturelle.

SUD éducation continue de revendiquer l’abandon de la réforme de l’évaluation et des carrières des personnels d’enseignement et d’éducation, et plus largement l’abandon du PPCR.

Nous refusons toujours que certain-e-s d’entre nous avancent plus lentement que les autres dans leur carrière car nous sommes opposé-e-s à toute forme de salaire au mérite.

Nous affirmons notre volonté de voir l’évaluation totalement déconnectée du déroulement des carrières et des rémunérations.

Nous revendiquons la réduction du temps de service des personnels en présence des élèves pour favoriser la concertation des équipes et les échanges pédagogiques entre collègues.

Nous voulons un droit réel à la formation continue choisie sur temps de service, qui permette aux enseignant-e-s de se rencontrer et d’échanger sur leurs pratiques, et une augmentation importante des droits à congés formation, sujets sur lesquels le projet ministériel reste muet.