Protester contre l’assassinat d’Alexandros par la police grecque

vendredi 12 décembre 2008
mis à jour samedi 13 décembre 2008

SUD Éducation exprime son soutien total à la légitime révolte du peuple grec, et en particulier de sa jeunesse, contre un système moribond et criminel.

Dans le cadre de l’indispensable solidarité internationale, nous reproduisons ci-dessous un communiqué de nos camarades de la CGT de l’État espagnol :

La CGT [de l’État espagnol] se rassemble devant l’Ambassade de Grèce pour protester contre l’assassinat d’Alexandros

Ce matin 11 décembre, s’est rassemblé devant l’Ambassade de Grèce à Madrid un nombre important de personnes, parmi lesquelles plusieurs de la CGT.

La raison en était de montrer notre plus énergique réprobation des événements qui se sont produits le week-end dernier à Athènes, c’est-à-dire l’assassinat du compañero Alexandros Grigoropoulos. Le 6 décembre, un policier a tiré dans le cœur d’Alexandros et a causé sa mort. Ce sont là les conséquences d’une politique répressive contre les différents mouvements et groupes qui exercent librement leur liberté d’expression et de manifestation pour protester contre les politiques néolibérales.

La répression exercée par l’État pour protéger les intérêts du capital ne respecte rien, pas même les morts. Hier a eu lieu l’enterrement d’Alexandros auquel ont assisté plus de 2000 personnes, sans compter un fort contingent policier aux abords du cimetière. Et nous, nous nous demandons : que vient foutre la police là-dedans ?

Hier 10 décembre a eu également lieu en Grèce une grève générale pour protester contre les réformes économiques du gouvernement conservateur, qui font l’impasse sur la société et protègent les classes dominantes. Comme cela est déjà arrivé à diverses occasions, le peuple grec a la capacité suffisante pour renvoyer entre les cordes le gouvernement actuel, et il est le premier d’Europe à avoir appelé à la grève générale face à la situation de crise dans laquelle nous sommes plongés.

Une fois de plus, et vu que la répression ne connaît pas de frontières, tous les participants au rassemblement devant l’Ambassade ont dû montrer leurs papiers à la police, qui en a soigneusement pris note.
Les casques, les matraques, les gilets pare-allez-savoir-quoi, et un nombre totalement disproportionné de ce qu’ils appellent des « effectifs » — il faudrait savoir comment ils mesurent l’effet qu’ils produisent —, ont rendu impossible que ce rassemblement se réalise à la porte même de l’Ambassade et nous ont obligé-e-s à le tenir sur le trottoir d’en face.
De toute façon, cela ne nous a pas empêché-e-s de réaliser une action de refus de ce qui est arrivé. À la fin ont été lus quelques textes, et on a observé une minute de silence à la mémoire d’Alexandos, mais auparavant nous avions manifesté de façon claire notre sentiment : assassins !

La CGT veut exprimer son soutien à tous les groupes, collectifs, et à la population en général qui en ces heures si tristes est en train de s’organiser pour refuser la répression et ses tragiques conséquences. Nous voulons aussi profiter de cette occasion pour exiger la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées, et transmettre un fraternel salut à la famille et aux amis d’Alexandros…

Compañero, que la terre te soit légère.

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