Profession de foi pour les CAPN des certifié-e-s et des agrégé-e-s

Commissions Administratives Paritaires Nationales

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Profession de foi pour les CAPN des certifié-e-s et des agrégé-e-s

Dans l’enseignement secondaire, les contre-réformes de ces dernières années, sous couvert d’arguments pédagogiques ont eu pour principal objectif de réduire les dépenses publiques d’éducation (50000 emplois supprimés). Elles mettent en péril la diversité et la qualité des enseignements proposés aux élèves.

Inscrites dans le cadre d’une remise en cause générale du statut de la fonction publique, ces réformes visent aussi à modifier en profondeur nos métiers et dégradent nos conditions de travail.

Luttons pour nos conditions de travail :

- Nous ne voulons pas travailler plus : non aux heures supplémentaires, qui détruisent l’emploi, non à l’accroissement des charges de travail. Oui à une augmentation générale des salaires.
- Nous voulons pouvoir travailler mieux : pas d’affectation dans plusieurs établissements ; amélioration des conditions d’affectation des stagiaires et des TZR.
- Nous dénonçons le renforcement du pouvoir hiérarchique : préfet des études dans les établissements CLAIR, conseil pédagogique, entretiens individuels d’évaluation-notation et recrutement sur profil des enseignants par les chefs d’établissement.

Défendons le service public et laïque d’éducation

- Dans les collèges, la mise en place du socle commun de connaissances, du livret de compétences, correspondent à une vision minimaliste de la culture et de l’éducation.
- Dans les lycées, les réformes ont conduit à réduire les heures d’enseignements disciplinaires, à faire éclater le cadre national et à mettre en concurrence collègues, disciplines et établissements.
- Dans l’enseignement technologique, la disparition de certaines disciplines aujourd’hui préfigure la remise en cause de la voie technologique toute entière.

SUD Education revendique :

- Le rétablissement et la création de tous les postes d’enseignants titulaires nécessaires
- Un enseignement de qualité pour tous : 20 élèves maximum dans l’éducation prioritaire et 25 ailleurs, des moyens pour la prise en charge des difficultés scolaires, le refus des orientations précoces (cf prof de foi orientation)
- Le maintien « et/ou » le rétablissement d’horaires et de programmes nationaux
- De réels moyens pour le travail interdisciplinaire et en équipe
- Une conception étendue de l’école laïque : indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques, religieux et économiques
- Une école démocratique favorisant le développement de l’esprit critique, l’épanouissement de l’individu.

Les élections d’octobre 2011 permettront de désigner les représentants des personnels qui siègeront face à l’administration pour 4 ans dans les instances départementales, académiques et nationales.

En commission paritaire, notre présence doit permettre la transparence dans l’application des règles concernant par exemple le mouvement des personnels, les déroulements de carrière, l’attribution des stages et des congés de formation. Le rôle des élus est de défendre les personnels face à la hiérarchie.

Hors de question d’élire des permanents, déconnectés des réalités du terrain : à Sud les décharges de nos élus et militants n’excèdent jamais un mi-temps. L’enjeu n’est pas d’élire des techniciens de la gestion des carrières, mais de soutenir le syndicalisme de lutte auquel nous voulons donner des représentants face à l’administration.

Chaque voix comptera. Voter Sud, c’est donner au syndicalisme de lutte et de terrain les moyens de continuer à se développer.