Portrait d’un ministre « qui le vaut bien »

lundi 26 octobre 2009

Luc-Marie Chatel est né en 1964 aux États-Unis. Études à la Sorbonne, DESS de Marketing en 1988. Il s’illustre en 1986 comme anti-gréviste dans son Université, alors mobilisée contre les réformes Devaquet. Il entre à L’Oréal, y devient DRH, jusqu’en 2002.

Ultra libéral, voire plus si affinités

Luc Chatel rejoint très tôt les rangs de Démocratie Libérale, le courant madeliniste de droite, qui abhorre tout ce qui peut relever du Service Public, et qui prône la concurrence débridée comme modèle universel.

L’école ? Une entreprise comme les autres !

Luc Chatel n’est pas un énarque, et il n’a jamais occupé de fonction au sein de l’Éducation nationale - à la différence de Darcos, Bayrou… C’est une chance pour Sarkozy, car il est le plus à même d’accélérer la casse de l’Éducation en appliquant la gestion entrepreneuriale version ultralibérale. Attendons-nous donc à des externalisations, à une « optimisation des services pour améliorer la rentabilité et suppression des charges inutiles »… Et à grands coups de com’ : Luc Chatel n’est pas porte-parole du gouvernement pour rien.

La franche déconne, ce gars-là

Heureusement pour nous, ce ministre est un adepte de la grosse poilade. Car, alors qu’il était DRH de L’Oréal, alors qu’il dégraissait, optimisait, externalisait, etc. il n’en perdait pas pour autant le sens de l’humour : « Ses anciens collègues évoquent des batailles de mousse à raser dans les bureaux, et décrivent un type sympa, doté d’un vrai talent comique, et d’une certaine audace potache vis-à-vis de sa hiérarchie » (L’Express, 12 août 2009). Vraiment, on estime encore mal quelle chance on a d’avoir un ministre aussi boute-en-train : vivement les premières grèves et manifs...

Sud éducation Morbihan