Particularisme parisien ou le jackpot du dirlo...

 décembre 2001
mis à jour dimanche 3 avril 2005

A Paris, la quasi-totalité des directeurs bénéficient d’une décharge complète. Rares sont ceux exerçant dans une école de moins de 5 classes qui n’ont droit qu’à une demi-décharge. La ville rembourse chaque année à l’Etat le différentiel du coût de ces décharges par rapport à la grille nationale.

Ce qui fait des directeurs parisiens des employés à 2 casquettes : Education Nationale et Ville de Paris. Ils sont prioritaires pour l’obtention d’un logement de fonction (même s’ils sont PE, cas majoritaire) et pas forcément dans l’école où ils officient. Le montant de leurs charges locatives est inférieur à celui que verse un adjoint. Cet avantage équivaut au minimum à 750 euros (5000F) par mois.

A l’indemnité de direction versée par l’Etat s’ajoutent diverses indemnités municipales :
- une indemnité pour la responsabilité du directeur concernant les activités périscolaires (cantine, étude ou garderie, ateliers bleus, cours du soir pour adultes...)
- une indemnité pour établir les états des comptes liés à ces activités et collecter les fonds versés par les familles.
- Ces indemnités varient chaque mois selon le nombre de journées et d’inscrits. Elles peuvent dépasser 450 euros (3000 F).

Est-il besoin de préciser que la crise du recrutement des directeurs d’école épargne la capitale ?

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