Pacte de Genève : Une alternative israélo-palestinienne à une guerre sans fin

 juin 2004
mis à jour samedi 8 septembre 2007

Israéliens et Palestiniens sont aujourd’hui placés devant une alternative comparable à celle des forces démocratiques face au fascisme dans les années 30. La logique de l’affrontement choisie par le gouvernement Sharon et l’incapacité de l’Autorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat à promouvoir une autre politique ne peuvent profiter qu’aux forces les plus réactionnaires, notamment religieuses, de chacun des deux camps. Pour que l’Histoire ne se répète pas, nous devons soutenir le Pacte de Genève qui représente une autre logique, celle du compromis permettant la création d’un État palestinien aux côtés de l’État d’Israël.

C’est ce que deux Israéliens et trois Palestiniens, négociateurs du Pacte de Genève, sont venus expliquer devant les lycéens, les professeurs et les personnels du lycée Jean Renoir de Bondy de Seine Saint Denis le 30 janvier 2004. Ils nous ont dit comment après vingt-sept mois de négociations, ils sont parvenus à un accord sur tous les points qui avaient fait échouer le processus d’Oslo. Le retour aux frontières d’avant la guerre de 1967, la création d’un État palestinien en Cisjordanie et à Gaza avec l’évacuation par Israël et le démantèlement des colonies de peuplement. Jérusalem comme capitale des deux États à qui seront confiés la gestion des lieux saints, un règlement le plus juste possible du drame des réfugiés palestiniens qui auront deux ans pour faire valoir leurs droits à une réparation du préjudice subi.

Ils nous ont aussi expliqué que la continuation de la guerre sert les intérêts des classes dirigeantes et des pouvoirs en place dans chacun des deux camps. Dans cette guerre le gouvernement Sharon s’appuie sur les USA de Bush et Arafat a fait le choix de l’Alliance avec les forces islamistes. En soutenant le Pacte de Genève, nous aiderons ceux qui luttent dans l’ensemble du Moyen Orient pour que les peuples se libèrent des forces qui les dominent.

À l’issue de cette rencontre, des lycéens ont pris deux initiatives qui vont bientôt se concrétiser. Il s’agit d’abord d’un jumelage de notre lycée avec deux établissements, palestinien et israélien. Ils ont aussi rédigé une pétition de soutien à l’initiative de Genève adressée aux lycéens de France. Elle sera diffusée dans le courant du mois de mai. Parce que notre pays compte en son sein parmi les plus importantes populations d’origine juive et musulmane d’Europe, cette démarche permettra de dépasser les tensions communautaires qui se sont dangereusement aggravées depuis le début de la deuxième Intifada.

Pour toutes ces raisons, enseignants mais aussi militants de SUDEducation, nous soutiendrons ces deux initiatives car nous pensons que ce combat pour la paix est aussi le nôtre.

SUD Education Créteil

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