Mouvement social

 2004
mis à jour dimanche 6 février 2005

Avec Seattle, Nice, Gênes et Porto Alegre, une nouvelle phase de contestation de la mondialisation capitaliste est apparue. Elle forme ce que l’on appelle le mouvement social. A l’initiative d’individus, d’associations (comme ATTAC), de syndicats (comme ceux du G 10 - Solidaires), d’organisations politiques, le mouvement social s’appuie sur une dynamique qui catalyse les convergences. C’est un mouvement qui puise ses racines dans la tradition de la contestation anticapitaliste. Les militants qui le composent , issus des milieux d’extrême gauche, de l’écologie, du syndicalisme, du monde associatif, des mouvements pacifistes, féministes, antiracistes...suivent des objectifs complémentaires dans leur diversité. Ces objectifs sont de deux ordres : la réappropriation du champ politique par les citoyens et la critique en actes des grandes institutions internationales et des grands groupes financiers ou industriels. Le mouvement social s’oppose au capitalisme, résiste à la domination des transnationales et lutte contre les replis nationalistes et sécuritaires qui en sont les conséquences. Il cherche à construire en commun les rapports de force qui permettent d’engager des luttes. La constitution de fronts unis de résistance, au delà des nécessaires différences, est donc préalable à tout mouvement. Dans une optique plus globale, le mouvement social a une dimension nécessairement internationale. Il tente maintenant de s’organiser, ce qui est sans conteste le plus difficile tant les composantes en sont diverses, afin d’être en mesure de mettre en débat des alternatives au modèle capitaliste.

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