Les Assistants d’éducation se rassemblent, s’organisent et se défendent

Finistère
dimanche 2 septembre 2007
mis à jour mercredi 7 novembre 2007

En septembre dernier, pour pourvoir au remplacement d’un MI/SE en congé, un collège de Brest a recruté deux Assistants d’éducation (AE) à mi-temps (17h30/semaine). Ce remplacement devait durer toute l’année scolaire. Toutefois, on leur a proposé un premier contrat de septembre à décembre 2006, et promesse leur a été faite qu’un nouveau contrat prendrait la suite de janvier à août 2007. Or, à la rentrée des vacances de Noël, deux mauvaises surprises les attendaient. D’une part, ils ne gagneront désormais plus que 40% du SMIC puisque leur contrat venait de tomber à 14h par semaine. D’autre part leurs contrats s’arrêteront fin juin et non plus fin août, ce qui constitue une remise en cause flagrante du droit aux congés payés. Interpellé, Sud éducation Finistère est intervenu fortement auprès des services de l’Inspection d’académie pour dénoncer cette rupture de contrat. Le volume horaire a alors été ramené à 17h30, et promesse a été donnée que leur contrat se poursuivra jusqu’en septembre.

Suite à cet incident, un collectif d’AE s’est constitué sur le bassin brestois. Il dénonce les contrats de moins de 10 mois qui se terminent en juin, la formation dite professionnalisante qui se résume trop souvent à une inscription à la fac - ce qui n’est en rien une formation valorisable sur le marché du travail - et la multiplication des temps partiels inférieurs à des mi-temps. Dès le début, Sud éducation a soutenu activement ce collectif en mettant à disposition ses locaux pour se réunir, sa photocopieuse pour tirer des tracts et en assurant le routage des envois dans tous les établissements secondaires du Finistère.

Succès et répression de la journée « Vie scolaire morte » :

Le collectif a décidé d’appeler les AE à une journée « Vie scolaire morte » le 22 mai. Avec d’autres organisations syndicales, Sud éducation a soutenu cette lutte en appelant dans les Vies scolaires les personnels à faire grève massivement ce jour là. Les nombreux bureaux de Vie scolaire fermés, et les perturbations engendrées, ont prouvé que cette grève était bien un mouvement collectif fort. Sur le terrain, elle a rencontré de nombreuses oppositions de la part de l’administration. Ce sont parfois les chefs d’établissement, ou les CPE, qui ont fait pression sur les personnels, y compris en les menaçant de ne pas reconduire leurs contrats, au motif « qu’il n’y a pas de problème dans leur établissement ». Comme si le statut précaire des AE n’était pas un problème ! Ce sont mêmes certains enseignants qui ont accepté de prendre en charge les classes qui auraient dû être en permanence, façon de briser la grève…

Sud éducation continuera de soutenir de toutes ses forces cette lutte des plus précaires de l’Education nationale. Aujourd’hui, ce sont les AE qui sont mobilisés contre la précarité. Demain, ce devrait être tous les personnels.

Sud éducation Finistère

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