Le gouvernement change, pas nos revendications... Passons à l’offensive !

Reprenons le chemin des luttes pour gagner
mercredi 9 mai 2012

Sarkozy, c’est fini

Nous ne regretterons certainement pas l’éviction de N. Sarkozy et de son gouvernement, qui ont mené ces dernières années une politique de destruction sociale inédite. Le racisme et la xénophobie de ce pouvoir ont renforcé les tendances les plus réactionnaires de la société. Les suffrages portés sur la candidate du FN et sur le Président sortant nous engagent tou-te-s à lutter contre les idéologies les plus nauséabondes et pour imposer des alternatives à cette société d’inégalité et de précarité.

Sortir de la résignation

Les mobilisations n’ont certes pas été absentes. Mais faute d’avoir créé le rapport de force , elles ont été défaites à chaque fois sur l’essentiel. La résignation a fini par l’emporter chez beaucoup. Cela n’a jamais été le cas de SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires. Nous savons qu’une grève générale, interprofessionnelle et reconductible, peut faire plier n’importe quel gouvernement, parce qu’elle touche aux profits des actionnaires et du patronat. Le changement de Président et celui du gouvernement doivent engager chacun‑e à retrouver le chemin des luttes pour gagner.

Ni attentisme ni illusion

L’affirmation de F. Hollande, répétée à l’envi : « d’abord le redressement et puis ensuite la redistribution », est à elle seule tout un programme : celui de l’austérité d’abord, qui sera sans doute l’austérité tout court. L’austérité, c’est-à-dire faire payer les salarié-e-s et la population au profit de la rentabilité du capital. En 1981, il y avait eu au moins un peu de redistribution avant la rigueur perpétuelle… Cette fois, nous aurons l’austérité par le biais du chantage à la dette publique, en particulier.

La croisée des chemins

La résolution de la crise de la dette se fera nécessairement sur la base d’un rapport de force. Soit nous courbons l’échine devant les politiques d’austérité, les diktats du patronat et des marchés financiers, soit nous passons à l’offensive pour défendre les acquis sociaux, pour en conquérir de nouveaux et imposer une autre répartition des richesses. L’issue des élections n’y change rien : le véritable changement dépend de nos mobilisations, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise.

Passer à l’offensive

Ce qui est à l’ordre du jour, ce n’est pas seulement la résistance aux attaques contre les droits sociaux, les droits du travail, les services publics et les solidarités. Car il n’y a pas de statu quo possible. Ou bien nous changeons radicalement le rapport de force, ou bien nous subirons les purges qui s’appliquent aujourd’hui dans d’autres pays d’Europe. Il s’agit donc de repartir à l’offensive.
Cela suppose au niveau interprofessionnel comme dans chaque secteur de définir des revendications immédiates à la hauteur de la situation et, pour les imposer, de construire sans attendre des luttes sous le contrôle des grévistes.
De ces luttes devra émerger la conscience de la nécessité d’une alternative globale à un système capitaliste dont les contradictions et les injustices sont aujourd’hui en pleine lumière.

La fédération SUD éducation s’est adressée à l’ensemble des organisations syndicales de l’Éducation Nationale pour leur proposer de construire dans l’unité, sans attendre la fin de la période électorale le 17 juin, une mobilisation nationale contre les 14000 nouvelles suppressions de postes. Aucune des principales organisations de notre secteur n’a donné suite à cette proposition.
Pourtant, dans plusieurs départements, des actions intersyndicales sont prévues en ce sens dès les premiers jours de mai. La Fédération Sud éducation appelle à les multiplier et à les renforcer. Elle appelle tous les personnels à agir dès maintenant pour refuser une nouvelle rentrée de régression scolaire.

Voir nos revendications sur le tract en version PDF :

Documents joints

tract post 2d tour
tract post 2d tour