Le 2 décembre, votons Sud

samedi 15 novembre 2008

Les élections professionnelles désignent les représentants des personnels qui
siègeront face à l’administration pour trois ans
dans des instances consultatives départementales
(capd), académiques (capa)
et nationales (capn).

Les voix obtenues sur les listes
nationales déterminent les décharges de
service accordées à chaque syndicat. Cela
explique l’inflation de listes d’organisations absentes du terrain et des mobilisations. Drainer des voix leurs permettra
d’avoir quelques permanents totalement
déchargés de classe. Sud éducation dispose de 91 décharges équivalents temps
plein pour son fonctionnement local et
national ; aucune décharge individuelle
n’excède un mi-temps.

En commission paritaire, notre
présence doit permettre la transparence
des règles fixées par l’administration
concernant le mouvement des personnels, les déroulements de carrière, l’attribution de stages et de congés de formation... La réduction des moyens, la
multiplication des postes à profil et la gestion des établissements par l’augmentation des heures supplémentaires rendent
ce contrôle plus difficile.

Le rôle des élus est aussi de défendre
les personnels face à la hiérarchie. Ce travail
prend une place croissante dans l’activité
des syndicats Sud éducation.

Les résultats aux élections professionnelles déterminent aussi la participation aux Comités Techniques Paritaires
(CTPD, CTPA, CTPM). L’administration y
prononce seule fermetures et ouvertures
de postes. Nous y défendons l’École
publique et les droits des personnels.

Les instances paritaires, pour
importantes qu’elles soient, ne déterminent pas l’avenir de l’École publique et de
ses personnels. L’enjeu n’est donc pas
d’élire des techniciens de la gestion des
carrières, mais de soutenir le syndicalisme auquel nous voulons donner des
représentants face à l’administration.

Renforcez le syndicalisme de lutte

La casse de l’École
publique et laïque est
au centre de la politique de Sarkozy et de son
gouvernement au même
titre que la casse du statut
de fonctionnaire et du
code du travail. Partout, dans nos classes
et dans nos services nous constatons les
conséquences d’une politique de destruction de l’emploi public qui, en
matière d’éducation, tourne le dos à
l’idée d’une École laïque et émancipatrice, véritablement gratuite et ouverte à
tous sur l’ensemble du territoire.

Le mensonge quotidien

Chaque jour dans les médias, le gouvernement communique sur sa volonté de
« dialogue social ». Ce discours est l’habillage des multiples contre-réformes qui
n’ont donné lieu à aucun dialogue préalable et sont tout sauf sociales. Dans l’Éducation, elles mettent à mal tous les
niveaux : le Premier degré (programmes,
samedi matin, RASED, droit de grève...),
l’Enseignement professionnel (suppression des BEP, bac pro en 3 ans...), le Lycée
(réforme Darcos), le Supérieur (loi LRU),
l’IUFM (casse de la formation professionnelle des enseignants), le fonctionnement
interne (décentralisation, regroupements
d’agences comptables...).

C’est au moment où il multiplie
ces contre-réformes que le gouvernement met en place un service minimum
qui, dans le premier degré, est une véritable réduction du droit de grève.

L’offensive est globale et cohérente, les services publics (La Poste, énergie...), les garanties sociales et professionnelles et les libertés fondamentales (fichage,
sans papiers...) sont en jeu. Ces « réformes »
suppriment des milliers de postes, menacent les statuts des personnels, érigent la
précarité en modèle de gestion et multiplient le contrôle social et la répression.
Elles alourdissent la charge de travail de
chacun au nom de l’idéologie réactionnaire du "travailler plus" sur fond de salaires
bloqués et d’augmentation des prix.

Refuser les faux semblants

Dans ce contexte de véritables reculs
sociaux, Sud éducation a refusé de s’associer au ministère pour réformer l’école
primaire. Nous avons également refusé
de participer aux négociations sur la casse
du Baccalauréat professionnel en 4 ans,
comme nous refusons de participer aux
négociations sur la réforme des lycées qui
prévoit la suppression de milliers de postes.

Il n’y a rien à négocier et tout à
perdre face à un gouvernement qui fait
de la régression sociale une doctrine.

Il n’y a pas de fatalité à ces régressions dans un pays chaque jour plus riche.
Il y a surtout la manière dont nous organisons la résistance collective pour
contraindre le gouvernement à reculer.
Personne ne gagnera seul, pas même le
syndicat majoritaire, l’année 2007-2008,
avec des grèves chaque mois secteur par
secteur a lassé les plus combatifs sans
amplifier la mobilisation.

Sud éducation pense que la défense de
l’Ecole publique ne peut et ne doit pas
être le fait des seules forces syndicales
présentes dans l’Éducation nationale car
l’École publique est l’affaire de tous .
Pour cette raison, notre fédération s’est
inscrite dans la dynamique unitaire qui
a mis en place la manifestation nationale
du 19 octobre pour la défense du service
public et laïque d’Éducation nationale.
Nous savons qu’il faudra davantage pour
faire céder ce gouvernement.

Avec l’Union syndicale SOLIDAIRES,
Sud éducation veut construire la lutte
dans l’unité des salariés, des étudiants,
des lycéens et de leurs organisations,
avec le soutien des parents d’élèves et de
l’ensemble des mouvements d’Éduca-
tion populaire :
- pour une école publique lque et véritablement gratuite, une école de l’égalité
des droits contre l’école du tri social, de la
ghettoïsation et du fichage informatique ;
- pour la création d’emplois statutaires,
enseignants, administratifs, de service,
de santé et sociaux ;
- Contre la multiplication des emplois précaires, pour la titularisation de tous sans
condition de concours ou de nationalité ;
- Contra les cadeaux à l’enseignement privé. Contre le dualisme scolaire, pour la
défense de l’École Publique ;
- Pour la défense et l’extension de services publiques accessibles à tous sur
l’ensemble du territoire ;
- Contre le blocage des salaires.
Contre la multiplication des primes et
des heures supplémentaires qui nous
divisent. Pour une augmentation uniforme des salaires (300 pour tous) ;
- Pour le maintien et l’extension de l’ensemble des droits sociaux et des droits
du travail (retraite, temps de travail, statut, droit à la formation, droit à la santé).

Pour dire et défendre cette orientation de lutte, contre le repli individuel et catégoriel, Sud éducation est
présent à ces élections professionnelles
avec plus de 100 listes dans les départements et académies. Cette implantation croissante est le résultat d’un
travail quotidien de défense des personnels, c’est aussi le résultat d’un
investissement réel dans les luttes pour
la défense de l’École publique, ses
élèves et ses personnels.

Le premier degré contre l’école libérale conservatrice

Des milliers de
Conseils d’école,
des syndicats,
des chercheurs, des
instances consultatives ont dénoncé la
conception mécanique et passéiste des apprentissages
contenue dans les nouveaux programmes scolaires : Xavier Darcos
veut pourtant imposer une normalisation pédagogique qui remet en
cause vingt ans de recherches dans
les classes, les IUFM et les universités.

Contre les logiques élitistes

Avec une semaine scolaire raccourcie et des programmes plus
chargés, les différences vont s’accentuer encore, au détriment des
enfants déjà en difficulté. Sud éducation a refusé de travailler avec
le ministre à la mise en place de
cette réforme
. Nous considérons
qu’en prenant le risque de la multiplication de l’échec précoce, elle
fait et fera la part belle aux officines
spécialisées dans le marché du « rattrapage scolaire » en officialisant
l’instauration d’une école minimale.

Le ministre veut traiter l’échec scolaire le soir après la classe
ou durant les vacances, stigmatisant un peu plus les élèves en difficulté. Cette mesure démagogique à
l’égard des familles laisse croire que
jamais rien n’a été fait et que la difficulté scolaire est nécessairement
à traiter hors du temps scolaire. Elle
vise à instaurer le système des
heures supplémentaires dans les
écoles. Elle divise les enseignants et
fragilise les interventions assurées
par les réseaux d’aide (RASED) dont
la disparition est déjà programmée
.
De la même manière, les évaluations nationales, « outils diagnostiques » il y a vingt ans, prétendent aujourd’hui mesurer les
résultats des écoles. Elles établiront
un classement qui trouve son sens
dans les remises en cause régulières
de la carte scolaire. Ces classements
renforceront les logiques élitistes :
les « bons élèves » vers les « bonnes
écoles ». Ils pourront également favoriser la mise en place de l’individualisation des salaires.

Pendant ce temps, la scolarisation des élèves handicapés en
milieu ordinaire repose sur le don de
soi dans une dégradation constante
des conditions de travail et la quasi
disparition de la formation continue.

Contre le renforcement hiérarchique et la soumission de l’école aux pouvoirs locaux

Le projet concernant les Établissements
Publics d’Enseignement Primaire
(EPEP) refait surface après avoir été
défendu il y a trois ans par De Robien
et le MEDEF contre l’ensemble de la
communauté scolaire. L’EPEP regroupera plusieurs écoles actuelles, il sera
offert à la tutelle des élus locaux sans
que cela ne corresponde à la moindre
demande du milieu enseignant. Au
nom de la « mutualisation des moyen »
ce sont à nouveau des centaines de
postes d’enseignants qui pourront disparaître des écoles publiques. Cette
conception de l’école avec toujours
moins de moyens s’accompagnera
d’une redéfinition hiérarchique des
fonctions de direction à laquelle se
sont toujours opposés les enseignants
du premier degré.

Sud éducation refuse cette
nouvelle étape du démantèlement
de l’École publique après la décentralisation des TOS en 2003-2004. Contre
les renforcements hiérarchiques, nous
revendiquons l’augmentation des pré-
rogatives du Conseil des maîtres.

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Votez Sud Éducation

Certifiés et agrégés dans la tourmente des réformes

Les réformes engagées
dans le secondaire ont
pour objectif de réduire
les dépenses publiques
d’éducation en supprimant
80000 postes en 4 ans.
Elles mettent en péril la
diversité et la qualité des enseignements
proposés aux élèves. Inscrites dans le
cadre d`une remise en cause générale
du statut de la Fonction publique, ces
réformes visent aussi à modifier en profondeur nos métiers, dégradent nos
conditions de travail et en augmentent
la charge. Sud éducation refuse de participer au simulacre de consultation sur
la réforme des lycées.

Luttons pour nos conditions de travail

- Nous ne voulons pas travailler plus !
Non aux heures supplémentaires qui
détruisent l’emploi et multiplient le
nombre de classes par enseignant.
- Nous voulons pouvoir travailler mieux : pas de collègues sur trois établissements, pas d’affectations dans
deux établissements éloignés, amélioration des conditions d’affectation des
TZR ; ce sont les conditions de l’implication dans la vie de l’établissement.
- Nous dénonçons le renforcement du pouvoir hiérarchique, qu’il s’agisse
de l’instauration de hiérarchies intermédiaires (Conseil pédagogique) ou de
la mise en place annoncée d’entretiens
individuels d’évaluation-notation avec
le chef d’établissement instaurant la
progression des carrières et des salaires
selon les « performances » individuelles.

Défendons le service publique d’éducation

- Dans les collèges, la mise en place
du « socle commun de connaissances
et de compétences » a ouvert le règne
de la culture minimaliste et impose aux
enseignants un travail pluridisciplinaire
sans temps de concertation.
- Dans les lycées, la réforme annoncée
vise à réduire le nombre d’heures de
cours des élèves dans le seul but de
supprimer des milliers de postes. Cette
réforme entraînerait la quasi disparition de certaines disciplines.

Sud éducation revendique
- Une école démocratique favorisant
le développement de l’esprit critique et
l’épanouissement des individus.
- Un enseignement de qualité pour tous avec réduction des effectifs (20 en ZEP
et 25 ailleurs), prise en charge de la difficulté scolaire et refus des orientations précoces.
- Une conception étendue de l’école laïque : indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques, religieux et économiques.
- Le rétablissement et la création de tous les postes nécessaires avec des
conditions de travail correctes pour tous.

Contre la soumission des lycées professionnels au monde de l’entreprise

Sud éducation n’a pas
signé le protocole de
discussion ni travaillé
avec le ministère à l’élaboration de la réforme du
Baccalauréat Professionnel
en 3 ans. Nous considérons que cette réduction de 4 ans à 3 ans
est mise en place pour supprimer des
dizaines de milliers de postes au détriment des élèves et favoriser encore la
concurrence entre les établissements.

Cette réduction autoritaire de la
formation va une fois de plus pénaliser
les élèves les plus en difficulté, ceux que
le travail des équipes pédagogiques permettait de « tirer » vers le Baccalauréat
professionnel après l’obtention d’un BEP.
Et tout cela pour faire correspondre les
formations aux « standards » européens
définis par le patronat.

Sud éducation se prononce

- Contre la multiplication des heures
supplémentaires, la suppression des
dédoublements, et l’annualisation du
temps de service des personnels.
- Contre la remise en cause des diplômes
nationaux et leur transformation en
diplômes « maisons » par l’extension des
Contrôles en Cours de Formation.
- Contre le droit d’intervention et de
décision des entreprises dans la formation initiale.
- Pour une augmentation du nombre
de postes d’enseignants : classes dédoublées, limitation du seuil d’élèves par
classe, classes passerelles pour des poursuites d’études.
- Pour une véritable formation générale et professionnelle.
- Contre le Lycée des métiers, véritable Tour de Babel qui mélange « allègrement » les publics, les statuts et multiplie les emplois précaires.
- Pour une offre de formation équitablement répartie sur le territoire dans l’intérêt des élèves et de leurs familles.
- Pour une véritable formation continue
des personnels sur le temps de service.

Le LP n’est pas un bureau de
recrutement pour les entreprises.

La vie scolaire en état d’urgence

La société de la
marchandise, de
la concurrence
effrénée, de l’individualisme et des privilèges est à l’offensive
contre la jeunesse. Ces
dernières années, les jeunes se sont
dressés contre l’injustice politique
et sociale
. Le pouvoir ne leur a
répondu que par le mépris et la
répression. C’est dans ce contexte
que le droit à l’éducation est violemment attaqué. La Vie scolaire le
subit de plein fouet et ses fondamentaux sont plus que jamais
menacés. L’hystérie sécuritaire
cherche à nous assigner dans la tâche
unique de surveiller et punir (note
de Vie scolaire, veille éducative, Base
élève...). Cette situation appelle la
défense déterminée et audacieuse
que portent les syndicats Sud.

Quelle vie scolaire voulons-nous ?

- Nous revendiquons un métier
centré sur le suivi individuel et collectif de l’élève.
- Nous voulons une Vie scolaire
porteuse des valeurs d’égalité, de
fraternité, de solidarité, de démocratie, de laïcité, d’émancipation et
de respect mutuel, une Vie scolaire qui puisse lutter efficacement
contre les ruptures et l’exclusion
scolaire et sociale.
- Nous exigeons des moyens
humains augmentés : recrutement
massif de CPE, pas d’établissement
sans CPE, un poste pour 200 élèves,
la mobilité garantie, les remplacements assurés par des CPE titulaires
et volontaires, la formation et la
titularisation des contractuels et
des vacataires.
- Une formation initiale et continue
ambitieuse et autogérée pour tous
les personnels de la Vie scolaire
- Des équipes avec des étudiants-surveillants en nombre suffisant
et exerçant dans des conditions de
travail améliorées.
- Du temps de concertation
interne, mais aussi avec les autres
personnels dans des réunions de
synthèse formalisées.
- Nous revendiquons une autonomie éducative et pédagogique réelle,
une reconnaissance et une revalorisation de notre profession inscrites
dans un statut rénové refusant toute
assimilation à la direction.

La titularisation sans condition c’est (encore) un droit

Ce droit a été stipulé
par la loi du 11 janvier 1984 portant
sur les dispositions statutaires relatives à la
fonction publique d’État. Cette loi précise dans
son troisième article que « les remplacements de fonctionnaires occupant des
emplois de l’État doivent être assurés en
faisant appel à d’autres fonctionnaires »
quand ils correspondent à des « besoins
constants et prévisibles », et que « les personnels non-titulaires ont vocation à être
titularisés à leur demande, dans des
emplois de même nature qui sont vacants
ou qui seront créés » (art. 73).

L’État, en recourant massivement
aux non-titulaires pour occuper des
emplois correspondant à « des besoins
constants » (le remplacement, confié parfois pendant des années aux mêmes
personnes), n’a jamais respecté ce principe. Soit ! Mais ce n’est pas aux précaires recrutés « par la bande » d’en payer
le prix (ils ont au contraire « vocation à
être titularisés »). Déjà recrutés, ce ne
sont pas des « candidats virtuels » qui souhaitent « entrer dans la profession » et qu’il
conviendrait de sélectionner, mais des
collègues qui font le même travail que
les titulaires. Et si on leur impose aujourd’hui le concours comme seul mode
d’intégration ce n’est finalement pas
pour les titulariser mais au contraire
pour en maintenir le plus grand nombre
possible dans la précarité !

Par trois fois au moins dans le
passé, le ministère a eu recours à ce
type de solution pour résorber la précarité. En 1968 (36000 agents titularisés), en 1975 (25000) et pour
finir en 1983-84 (43000 auxiliaires
titularisés). Le tout sans concours,
voire même sans inspection... Mais
depuis 25 ans, rien !

On comprend à la rigueur que
les gouvernements qui se sont succédé
jusque-là n’aient pas poussé dans ce
sens... Ce qui surprend par contre, c’est
le revirement de certains syndicats qui
s’opposent depuis la fin des années 80
à toute titularisation hors concours. Au
nom d’une pseudo intangibilité des
principes de recrutement dans la Fonction publique, ces organisations se
contentent de signer, en les crédibilisant, les différents dispositifs censés
résorber la précarité. On mesure aujourd’hui le résultat d’un tel aveuglement :
un nombre croissant de non titulaires,
la multiplication des catégories de précaires et des milliers de collègues
corvéables à merci ou sans emplois !
La titularisation sans conditions,
parce qu’elle garantit le réemploi
de tous, demeure la seule réponse
crédible à la situation que nous
connaissons aujourd’hui.

Même travai, même salairel, même statut !

C’est ce principe qui nous animera
dans les Commissions paritaires
consultatives désignées par le scrutin du 2 décembre 2008.
- Sud éducation revendique la création des emplois statutaires nécessaires à la qualité du service public
d’éducation.
- Sud éducation exige la titularisation de tous les personnels sans
condition de concours, de nationalité
ou de stage.
- Sud éducation exige le retour au
statut de MI et SE pour les étudiants
qui sont actuellement AED.

Nous critiquons le mode de
scrutin choisi pour cette élection :
vous devrez voter pour des syndicats
sans connaître les personnes qui
siégeront à la Commission pour
eux. Nous vous assurons donc que
nos représentants appartiendront à la
catégorie correspondante.

Pour une EPS fondée sur une critique du sport

Sud éducation syndique les professeurs
d’Éducation Physique
et Sportive avec l’ensemble
des autres salariés de l’Éducation nationale. À notre
sens, il n’y a pas de légitimité à organiser séparément des autres
enseignants la représentativité de celles
et ceux qui enseignent l’Éducation physique. La reconnaissance de l’Éducation
Physique dans le système éducatif ne
passe pas par sa dévotion au sport de
compétition et par l’oubli de tout ce que
ce monde produit d’horreurs. Nous refusons d’être les promoteurs du spectacle
sportif dont les valeurs de violence sont à
l’inverse de celles que nous défendons
dans l’École publique. Contre l’idéologie
sportive et son secrétaire d’État, nous
refusons d’être les agents de la « sportivisation » de la jeunesse.

- Pour une E PS fondée sur la liberté
pédagogique, démarquée des carcans
sportifs et des fédérations.
- Pour une formation continue construite
sur les demandes des personnels.
- Pour une EPS qui informe et débatte avec
les élèves des excès de certaines pratiques
et de la réalité du sport de haut niveau.
- Pour une UNSS laïque, sans sponsors
avec des crédits publics suffisants.
- Pour la rupture du sport scolaire avec les
Comités Olympiques Régionaux qui, par
leur silence, se sont faits les complices des
jeux olympiques de la tyrannie chinoise.

Il faut absolument faire entendre
une autre voix dans le syndicalisme
des professeurs d’EPS.

Pour un véritable service publique d’orientation

Dans le service public
d’éducation,
l’Orientation scolaire ne doit pas être intégrée aux maisons de l’emploi ou autres guichets
uniques, ni devenir une
annexe de la Psychologie scolaire. Ni
psychologue réduit à de la remédiation
scolaire, ni « orienteur » chargé de faire
du placement professionnel, les COP
avec leurs missions actuelles ont toute
leur place dans le service public d’Éducation. Garants d’un système éducatif
démocratique que chacun peut s’approprier, l’ONISEP, les CIO et les personnels qui y travaillent doivent être
préservés et même renforcés.

Sud éducation revendique

Pour les CIO
- Maintien de la place et du statut des
Centres d’information et d’orientation.
- Maintien d’un réseau de CIO sur
tout l’ensemble du territoire.
- Gestion uniforme des moyens de
fonctionnement assurée par l’Education nationale.
- Des moyens de fonctionnement et
des locaux décents.
- Des personnels administratifs, titulaires de l’Éducation nationale en
nombre suffisant.
- Des documentalistes à la hauteur
des besoins.

Pour les COP
- Maintien du statut de fonctionnaire
d’état et des missions actuelles.
- Maintien de la formation professionnelle spécifique et du niveau de
qualification actuel.
- Des recrutements permettant d’atteindre dans les 5 ans à venir le ratio 1
COP pour 500 élèves du second degré.
- Des conditions de travail adaptées.
- Arrêt du recrutement de personnels
précaires et titularisation immédiate et
sans condition de ceux déjà employés.
- Création de postes de titulaires
réservés réellement aux remplacements.

Pour l’ONISEP, des moyens de
fonctionnement conséquents, assurés
exclusivement par l’Éducation nationale, qui garantissent l’indépendance
de son activité et une diffusion systématique de ses productions.