La solidarité n’est pas un délit !

samedi 28 avril 2007
mis à jour dimanche 2 septembre 2007

Suite à une manifestation à l’aéroport de Marignane contre l’expulsion d’un père de famille, Florimond Guimard, militant de RESF 13, a été convoqué le 20 avril au Tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour "violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique, en réunion, avec arme par destination". Ces faits sont réprimés à hauteur de 3 ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende.

JPEG - 19.8 ko

Alors qu’elle prenait l’avion, Khadidja, militante en Île-de-france, a refusé de s’asseoir et d’attacher sa ceinture de sécurité afin de s’opposer à l’expulsion d’un étudiant de Toulouse. D’autres passagers ont également manifesté leur opposition à cette expulsion. Appelée à comparaître devant le tribunal, elle encourt jusqu’à 5 ans de prison et 18 000 euros d’amende.

A Béziers, Nicolas Moiroux, témoin et victime de violences policières alors qu’il apportait son soutien à des familles Roms devant le tribunal, a été placé en garde à vue puis mis en examen.

A Paris, Valérie Boukobza, adhérente de Sud éducation, directrice de l’école maternelle de la rue Rampal, a été placée en garde à vue pour avoir protégé ses élèves de la police et des gaz lacrymogènes lancés aux abords de l’école au moment de la sortie des enfants. Seule l’ampleur de la mobilisation, et son écho médiatique, ont empêché les poursuites judiciaires et disciplinaires à son encontre.
François Auguste à Lyon, Michel Guérin à Paris et d’autres militants à Strasbourg, dans l’Ariège ou à Calais ont été interpellés brutalement par la police, placés en garde à vue et mis en examen. Face à cette répression tout azimuts, Sud éducation appelle à amplifier les actions de solidarité et de résistance à cette politique xénophobe. Nous continuerons de dénoncer le sort qui est réservé aux migrants dans notre pays, les rafles, les arrestations, la traque des enfants jusque dans les écoles, l’enfermement dans les centres de rétention et les expulsions !

Signez la pétition « La solidarité ne
doit pas devenir un délit ! » sur : www.sudeducation.org

Signez la pétition pour la régularisation des élèves et des familles sans papiers sur : www.educationsansfrontieres.org

Commission fédérale Immigration/Sans papiers


Laissez-les grandir ici

A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant des familles menacées d’expulsion. Pour eux aussi les enfants des écoles sont les enfants de ce pays, les enfants de la République. C’est de cet engagement qu’est née l’idée d’un film collectif aujourd’hui diffusé en salles et sur Canal+.

Pour réaliser « Laissez-les grandir ici ! », les cinéastes se sont adressés au Réseau Education Sans Frontières et à des enseignants qui leur ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans papiers ». Avec l’accord de leurs parents, ils ont travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. Ils ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.

Navigation