La « récréation » n’est pas finie

lundi 7 janvier 2008
mis à jour vendredi 7 mars 2008

Entre répression et black out médiatique,
les étudiants, les lycéens et les personnels des universités
et de la recherche poursuivent la lutte !

Au lendemain de la journée d’action du 6 décembre contre la LRU avec des dizaines de milliers de manifestants dans les rues, la situation dans les facs et les lycées est toujours confuse et tendue. Deux étudiants de Lyon 2, membres de Sud étudiant, sont présentés le 7 décembre au TGI pour « violence sur agent » après que la police soit intervenue avec brutalité sur le campus à la demande du président. La démesure de l’intervention de la police pour débloquer les facs et réprimer les manifestations et le rôle des présidents d’université entre demandes de réquisition policière et transformation en super vigile comme à l’IEP de Grenoble - son président frappe les étudiants à coups de poubelle métallique - caractérisent les nouvelles formes de la répression. S’abattant sur les étudiants et lycéens - à Nantes, à coup de flash-ball, un jeune lycéen a eu l’œil droit atteint - elle est censurée dans la presse nationale qui se contente de lister le nom des facs « débloquant » et de montrer les images des heurts entre bloqueurs et anti-bloqueurs, menés parfois par l’UNI et l’extrème-droite.

Dès le début, les étudiants font face aux présidents d’Université qui veulent empêcher toute contestation : évacuations des sites universitaires (Tolbiac, Toulouse Le Mirail, Nantes…), fermetures administratives. Ce qui n’empêche pas le mouvement de s’amplifier :
- le 12 novembre, on compte déjà une quinzaine de facs bloquées et plus d’une cinquantaine qui organisent des AG massives étudiants/personnels.
- le 26 novembre, ce sont plus de 46 universités qui sont touchées dont 26 bloquées avec à la clé une dizaine d’interventions policières et des arrestations.
- le 21 novembre, près des trois quarts des universités tiennent régulièrement des assemblées générales dont plus d’un tiers sont en grève. Le nombre d’étudiant-e-s (et de lycéen-ne-s) dans les manifestations ne cesse d’augmenter.
- le 27 novembre, V. Pécresse reçoit les organisations étudiantes dites représentatives afin de tenter de négocier la fin de la mobilisation dans les universités en les appâtant avec des gadgets budgétaires.Cette rencontre conduit l’UNEF et son président Bruno Julliard à demander la levée des blocages dans les facs et à appeler à la fin d’une mobilisation dont ils ne voulaient pas. La LRU ayant été négociée avec Sarkozy/Pecresse dès le mois de juin, l’UNEF était contre l’abrogation ; de même que l’intersyndicale du supérieur frappée d’autisme social et refusant de demander l’abrogation.

Malgré ces appels à la fin de la « récréation » et les menaces d’annulation des examens, la mobilisation des étudiants mais aussi des lycéens (à Paris, Marseille, Nîmes…) n’a pas cessé. A tel point que le duo Sarkozy/Pecresse et la plupart des présidents d’universités n’ont eu de cesse que de faire taire la contestation de la LRU dans les facs et dans les lycées en organisant l’occupation policière des lieux.

La Fédération Sud éducation lance un appel à tous les personnels de la maternelle à l’université :

à poursuivre la mobilisation contre les lois et projets de réforme qui touchent l’ensemble du système éducatif et à relayer l’information sur la contestation.

A ce silence qu’on veut nous imposer doit répondre l’écho de nos luttes !

Fédération des syndicats Sud éducation