GAGNER CONTRE LE CPE : GREVE LE 23 MARS !

mercredi 22 mars 2006
mis à jour samedi 2 septembre 2006

Plus d’un million et demi de manifestants dans toute la France le 18 mars.
Le gouvernement s’obstine : par la grève, ensemble, nous pouvons gagner !

La fédération des syndicats SUD Education se félicite de l’amplification de la mobilisation pour le retrait du CPE-CNE au cours des journées du 16 et du 18 mars.

Nous condamnons la répression policière sauvage qui s’est abattue en réponse, de manière programmée, sur de nombreuses manifestations totalement pacifiques et exigeons l’arrêt de toutes les poursuites.

Avec le CPE et le CNE, le gouvernement commence à mettre en place la destruction du Code du travail que le MEDEF entend généraliser avec le « contrat unique ». L’objectif est de précariser l’ensemble de salariés et justifier ensuite la casse du statut de la fonction publique.

Il est de la responsabilité des salariés de l’éducation nationale de porter et de faire partager la revendication de retrait de la globalité de la loi sur la prétendue « égalité des chances ».

Comment en effet, oser parler « d’égalité des chances » quand cette loi :

- réinstaure le travail de nuit à 15 ans,

- rejette de l’enseignement général les enfants en difficultés scolaires des quartiers populaires dès l’âge de 14 ans,

- dénature et casse à terme les ZEP, renforçant la ghettoïsation,

- menace des familles modestes entières de retrait des prestations familiales,

- instaure la précarité généralisée de toute la jeunesse face à l’emploi par la mise en place du Contrat Première Embauche ?

Parce que les attaques du libéralisme sont globales, les étrangers sont les victimes désignées de la précarisation généralisée. Après son projet CESEDA, Sarkozy prétend instaurer la précarité à vie pour les sans-papiers et le statut de travailleurs jetables pour les jeunes qualifiés issus des pays du Sud. Certains de nos élèves sont actuellement les cibles du ministre de l’intérieur et de sa politique inique.
Des manifestations sont prévues dans toute la France dans les semaines qui viennent.

Ils veulent des jeunes soumis

Nous travaillons à l’émancipation de la jeunesse.

Le gouvernement entend transformer par cette loi le système éducatif en fabrique de « viande à CPE ».
L’idée que nous défendons de l’enseignement laïque est à l’inverse de la fabrique de la soumission que créerait le CPE : elle est au contraire celle d’une formation polytechnique pour toutes et tous qui développe l’esprit critique et permette à chacun d’être l’acteur de sa propre vie.

Nous ne pouvons pas laisser les étudiants et les lycéens se battre seuls.

Pour gagner il faut la grève nationale interprofessionnelle le 23 mars, comme le demandent les étudiants et lycéens depuis une semaine.

C’est ce qu’ont défendu les délégué(e)s de Solidaires (dont SUD Education est membre) dans les réunions intersyndicales : les organisations syndicales doivent prendre leurs responsabilités en appelant, avec les lycéens et étudiants déjà mobilisés, à la grève interprofessionnelle dès le jeudi 23 mars.

La fédération des syndicats Sud Education appelle à la grève pour le 23 mars, et à mettre en place dans les établissements des assemblées générales de l’ensemble des personnels et des lycéens et étudiants mobilisés contre la précarité pour débattre, s’informer et envisager les suites de l’action.

La fédération des syndicats Sud Education appelle les personnels disponibles mardi 21 mars à participer aux manifestations des étudiants et lycéens pour les aider à mettre en place un cordon de protection entre la police et les jeunes désignés comme cibles.

(un préavis de grève a été déposé couvrant la semaine.)

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