Elections au CNESER 2002

vendredi 1er novembre 2002
mis à jour dimanche 8 août 2010

Élections au CNESER du 26 novembre 2002

liste présentée par SUD
Education
membre de l’Union syndicale Solidaires-G10

Nous sommes tous témoins de l’offensive marchande qui s’opère
contre les Services Publics, orchestrée par l’OMC et relayée par
la Commission Européenne et les gouvernements signataires de l’Accord
Général sur le Commerce et les Services (AGCS). En France, les
barons du Medef jubilent car l’AGCS a tout simplement pour but affiché
la commercialisation des Services Publics,
éducation comprise. Nous connaissons les effets destructeurs du libéralisme
 : déréglementation et privatisation en tout genre, augmentation
de la précarité, populations entières privées d’accès
à des services essentiels : éducation, santé, postes, transports,
énergies, eau... Et au final, malgré un pays qui n’a jamais
été aussi riche, l’appauvrissement du tissu social et la montée
des souffrances collectives et individuelles sont flagrants.

L’Education et la Recherche n’échappent pas à l’appétit
libéral, tout au contraire. En juin 1999, sans faire de bruit, la déclaration
de Bologne a fait de l’enseignement supérieur une simple marchandise
que l’on peut vendre sur le marché mondial de l’éducation.

A SUD Education, nous considérons
que cette régression libérale n’est pas une fatalité :
la résistance à l’offensive marchande passera par des luttes sociales
au delà des revendications corporatistes, nécessaires mais insuffisantes
à enrayer un processus profondément installé à l’échelle
internationale.

La Recherche et l’Éducation ne sont pas des marchandises

Au moins depuis le début des années soixante-dix, mais avec une
audace accrue depuis les années quatre-vingt, les gouvernements successifs
considèrent l’École donc l’Université, comme une entreprise
rentable, car ils estiment que l’éducation et la recherche publiques
sont des marchandises... Pas nous !

Cette politique universitaire libérale constitue une contre-révolution
pour l’Enseignement Supérieur et plus généralement pour
la Société. Elle se traduit, entre autres, par :

- la généralisation des mécanismes du privé, la
concurrence accrue entre les établissements, le renforcement des hiérarchies
(retour du mandarinat - mais était-il vraiment parti ? ...) et la
soumission des personnels aux impératifs de ’l’entreprise’,

- l’annualisation du temps de travail (arnaque de l’ARTT sans création
d’emplois), la généralisation du recours à la sous-traitance
privée, l’augmentation scandaleuse des emplois précaires et des
travailleurs relevant du droit privé, le manque de personnels IATOSS
qualifiés,

- la création de filières dévalorisées par l’application
des normes SAN REMO, l’introduction des filières dites ’professionnelles’
répondant uniquement aux besoins du marché,

- le détournement de la recherche publique au profit des entreprises,
l’entrée des intérêts privés dans les organes de
décision,...

Face à ce tableau noir, il est encore temps de se mobiliser.
Ensemble, enseignants, chercheurs et IATOSS !

Défendre les conditions de travail pour une
conquête de nouveaux droits
. Les conditions de travail se dégradent
et la précarité augmente.

- L’université emploie sans vergogne toute une catégorie de personnels
précaires dont les contrats de droit privé sont renouvelables
à la tête du client : contractuels ’en CDD de 10 mois’, vacataires,
CES, CEC, emplois-jeunes mais également ATER, post-docs, doctorants payés
au smic, quand ils le sont...

- Dans le même temps, les IATOSS se sont vu imposer l’ARTT et le cortège
de désagréments qui l’accompagnent : annualisation de leur temps
de travail, amplitude accrue des horaires d’accueil du public mais à
effectifs constants, surcharge de travail. De plus, le sous encadrement en personnel
IATOSS qualifié est devenu chronique. Ce personnel est débordé
et on lui demande de plus en plus souvent d’effectuer des tâches hors
de ses missions. La diminution drastique du nombre de postes d’IATOSS et d’enseignants-chercheurs
titulaires nous incite à croire que les gouvernements successifs veulent
sacrifier nos conditions de travail pour affaiblir le Service Public.

- Les rapports Espéret et Fréville préconisent le renforcement
de l’autonomie des universités et du pouvoir discrétionnaire des
présidents en particulier vis-à-vis des personnels (embauches,
primes, promotions, licenciements). Nous sommes absolument contre le contrat
individuel entre l’enseignant et son ’établissement’ mais également
contre le renforcement de toute hiérarchie.

- En revanche, nous sommes pour la comptabilisation de toutes les tâches
universitaires : gestion et administration des filières, suivi de stages,
... Disons-le, les services actuels ne sont pas compatibles avec une bonne
activité d’enseignement et de recherche. Aussi, nous sommes pour une
diminution des services statutaires pour les enseignants (et les 35h ?), qui
seule peut permettre la suppression de la distinction archaïque entre les
cours, TD et TP.

Au CNESER et ailleurs, nous dénoncerons les dizaines de milliers
d’emplois assurés en heures complémentaires. Nous exigerons un
état des lieux, leur comptabilisation dans les dotations des établissements
et leur transformation en emplois publics statutaires.
Nous exigerons qu’un recensement de tous les précaires, établissement
par établissement, catégorie par catégorie, sur fonds publics,
ressources propres ou par le biais d’associations, soit présenté
au CNESER, et que désormais ils soient comptabilisés au même
titre que les emplois de fonctionnaires. Ce qui constituerait une étape
vers l’intégration de tous dans la fonction publique.

Contre la mise en place du LMD. Malgré l’absence
de discussion collective et critique, la réforme associée au LMD,
Licence-Mastaire-Doctorat, l’ex 3-5-8 d’Attali-Allègre de 1996, a été
votée en catimini par le CNESER en mai dernier. Pour SUD Éducation,
l’absence d’un référentiel national pour les formations, les diplômes
et leurs habilitations mais surtout pour les moyens financiers alloués
par l’État est la porte ouverte à la déréglementation
de l’offre de formations sur le territoire national. Aussi, nous refuserons
la mise en compétition des universités et la création de
réseaux d’excellence, sur dotés. Nous nous battons pour ce qui
n’a jamais existé dans notre pays, une Université
pour Tous avec accès égalitaires aux savoirs
.

Au CNESER et ailleurs, nous n’accepterons pas un tel projet tant que
les garanties liées au cadrage national ne seront pas prises en compte
pour la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur.

S’opposer à une université au service du
privé
. L’École doit-elle préparer au salariat (au
travail qui donne un revenu) ou son rôle est-il de former des individus
qui puissent vivre en société, non pas comme un légume
mais comme un acteur ? A SUD Education, nous pensons que la mission émancipatrice
de l’éducation est sérieusement malmenée par l’introduction
du tout-professionnel dans l’École, du secondaire au supérieur
(Lycée des Métiers, Institut Universitaires Professionnalisés
IUP,...).

Quant aux programmes de Recherche, sont-ils à l’heure actuelle indépendants
des valeurs marchandes ? Non, le partenariat privé-public est l’unique
credo des politiques gouvernementales. Nous sommes pour une recherche publique,
indépendante et de qualité.

Au CNESER et ailleurs,nous dénoncerons toute tentative de mise
en place d’un premier cycle de type collège universitaire (en deux ou
trois ans) encadré par des enseignants du second degré. Pour nous,
l’enseignement supérieur, dans ses contenus et ses méthodes, est
indissociable de la recherche.

Nous demanderons qu’une évaluation réelle des tâches universitaires
soit effectuée, et nous refuserons l’application de normes technocratiques
dont le but le plus évident est de masquer le manque de créations
d’emplois et d’appeler au redéploiement. Dans cet esprit, nous nous opposerons
donc à toute répartition de la pénurie, et réclamerons
les moyens en postes et en crédits dont le service public a besoin, en
particulier pour lutter contre l’élimination sociale par l’échec.

Nous revendiquerons une véritable égalité face à
l’accès aux savoirs pour tous les étudiants et nous nous opposerons
à la confiscation de l’enseignement et de la recherche publique par des
intérêts privés.

Dans les faits, SUD Éducation ne peut pas être à l’aise
au CNESER puisque nous refusons la cogestion de la politique ministérielle.
Nous avons maintenu ce cap pendant les quatre années qui viennent de
s’écouler et nous avons pu, au CNESER comme partout, réaffirmer
notre différence syndicale : non seulement nous persistons dans notre
refus de toute forme de cogestion, mais conformément à nos engagements
nos élus au CNESER ne sont pas, chose rare en ces eaux, des permanents
syndicaux et assurent la rotation des mandats (le premier élu
laisse la place au suivant sur la liste qui lui même démissionne
au bout d’un an et ainsi de suite...).

Grâce à cette position radicalement différente de celle
des autres syndicats, nous avons pu jouer pendant quatre ans le rôle du
grain de sable dans la mécanique trop bien huilée du CNESER. Notre
participation au CNESER a pour but d’y faire avancer nos idées, d’obtenir
des informations et de pouvoir en retour diffuser des analyses. Nous tenons
aussi à y développer notre approche non corporatiste et solidaire.
Pour une Autre École, pour une Autre Société.

Alors : le 26 novembre, votez
et faites voter
pour les candidats présentés par SUD Éducation.

Fédération des Syndicats SUD Éducation

17, avenue de la Libération 93200 Saint Denis

tél : 01 42 43 90 09 - http://www.sudeducation.org/
- mél : fede@sudeducation.org


Elections au Conseil national de
l’enseignement supérieur et de la recherche

Scrutin du 26 novembre 2002

Catégorie : Autres enseignants-chercheurs, enseignants
et chercheurs

Liste : " La Recherche et l’Éducation ne
sont pas des marchandises
" présentée par la Fédération
des syndicats SUD Éducation.

- 1. Ramaré Olivier, CR, Mathématiques, Lille 1
- 1 bis. Wuilleme Tanguy, MCF, Sciences de l’information et de la communication,
Nancy 2 (71)

- 2. Mazet Olivier, MCF, Mathématiques appliquées, INSA Lyon (26)
- 2 bis. Mahfoudi Abdelwahab, MCF, Informatique, Pau (27)

- 3. Oriez Sandrine, MCF, Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes,
Poitiers (11)
- 3 bis. Frapper Gilles, MCF, Chimie théorique, Poitiers (31)

- 4. Harribey Jean-Marie, MCF, Science économique générale,
Bordeaux 4 (05)
- 4 bis. Deshoullières Bruno, MCF, Sciences de l’information et de la communication,
Poitiers (71)

- 5. Bourgade Jean-Pierre, Moniteur, Mathématiques appliquées,
Toulouse 3
- 5 bis. Gaudez Florent, MCF, Sociologie, Toulouse 2 (19)

- 6. Sommier Isabelle, MCF, Sciences politiques, Paris 1 (04)
- 6 bis. Dicky Herve, MCF, Informatique, Montpellier 2 (27)

- 7. Marzouki Meryem, CR, Informatique, Paris 6
- 7 bis. Audin Pierre, PRAG, Mathématiques, Palais de la découverte

- 8. Fradelizi Matthieu, MCF, Mathématiques, Marne la Vallée (25)
- 8 bis. Balac Stéphane, PRAG, Mathématiques, INSA Lyon

- 9. Hebrard Pierre, MCF, Sciences de l’Education, Montpellier 3 (70)
- 9 bis. Pothier Joël, MCF, Biochimie et Biologie moléculaire, Paris
6 (64)

- 10 . Houdouin Gilles, PRCE, Informatique, Rouen
- 10 bis. Paoletti Marion, MCF, Sciences politiques, Bordeaux 4 (04)

- 11. Dressen Marnix, MCF, Sociologie, CNAM (19)
- 11 bis. David Pascal, MCF, Physique, Paris 7 (29)


Elections au Conseil national de
l’enseignement supérieur et de la recherche

Scrutin du 26 novembre 2002

Catégorie : Personnels administratifs, techniques,
ouvriers et de service

Liste : " La Recherche et l’Éducation ne sont
pas des marchandises
" présentée par la Fédération
des syndicats SUD Éducation.

- 1. VERDIER Bertrand, Muséum National d’Histoire Naturelle, Technicien
de recherche et de formation
- 1bis. FAREZ Michel, Université de Paris 13, Assistant Ingénieur

- 2. GUINCHARD Sylvie, Université de Franche-Comté, Ingénieur
d’Études contractuelle
- 2bis. PICARD Françoise, Université de Paris 6, Ingénieur
de Recherche

- 3. ALVARO Véronique, Université de Paris 6, Ingénieur
d’Études
- 3bis. BOUCHER Serge, IUT Toulon La Garde, Assistant Ingénieur

- 4. DUTREILLY Claude, Université de Nantes, Assistant Ingénieur
- 4bis. SEGUILLON Yves-François, Muséum National d’Histoire Naturelle,
Adjoint Technique de recherche et de formation

- 5. LOIRAT France, Université de Paris 7, Ingénieur d’Études
- 5bis. ABIVEN Françoise, Université de Paris 7, Ingénieur
d’Études

- 6. LEMOING Christine, Université de Caen , Assistante de Bibliothèque
- 6bis. ROGUET Cyril, Muséum National d’Histoire Naturelle, Ingénieur
d’Études


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