Déjà plus d’une dizaine de facs en grève, ce n’est qu’un début...

Communiqué de Sud-étudiant
mercredi 7 novembre 2007
mis à jour samedi 15 mars 2008

Ces deux derniers jours, la mobilisation universitaire contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) a continué à prendre de l’ampleur. Lundi, ce sont les universités de Tours et de Toulouse Mirail qui ont rejoint le mouvement de grève. Pendant ce temps, les étudiant-e-s de Paris I reprenaient possession de leur université, après la fermeture administrative décrétée par le président dans l’objectif de briser le mouvement naissant.

Aujourd’hui, de nombreuses assemblées générales ont eu lieu dans les universités :à Rennes II, à Toulouse le Mirail, à Caen, à Rouen, à Lille, à Paris 8, à la Sorbonne, à Tours, à La Rochelle etc. La grève a été votée dans presque toutes ces facs. Ces universités rejoignent la lutte débutée la semaine dernière par les AG de Rouen, Tolbiac et Perpignan.

A l’heure actuelle, seule la grève et le blocage des universités peuvent permettre aux étudiant-e-s de se mobiliser, participer aux assemblées générales et manifestations. Ce qui est impossible en temps normal puisque les étudiant-e-s boursier-e-s peuvent se voir supprimer leurs bourses s’ils n’assistent pas à certains cours. C’est pourquoi nous appelons toutes les assemblées générales universitaires à rejoindre le mouvement de grève.

De plus, nous rappelons que les étudiant-e-s n’ont pas l’intention de se contenter de la simple abrogation de la LRU, en effet nous luttons pour une autre université, en opposition aux logiques de sélection sociale qui existent actuellement et seront accentuées avec la LRU. Nous revendiquons donc :

- suppression des frais d’inscriptions, pour la gratuité de l’enseignement supérieur

- pour un fonctionnement démocratique de l’université : suppression des conseils centraux et mise en place d’assemblées générales décisionnelles afin que les décisions concernant les étudiant-e-s et les personnels soient débattues et prises en commun

- ré-évalutation des critères de bourses et augmentation des aides sociales, dans l’attente de l’instauration d’un salaire social

Une coordination des universités en lutte se tiendra à Rennes 2 le samedi 10 novembre. Un maximum de délégués des assemblées générales doivent y être présent-e-s afin de construire le mouvement à travers l’hexagone. Cette coordination est la seule représentation légitime du mouvement, du fait qu’elle est constituée par des délégué-e-s de chaque université mobilisée, dans la perspective d’avoir une expression indépendante des enjeux politiciens.

Nous appelons les assemblées générales à se réapproprier les dates d’action proposées par la coordination de Toulouse : le 8 novembre (journée hexagonale de mobilisation étudiante), le 14 et le 20 novembre (journées de solidarité avec les mobilisations des cheminots et fonctionnaires).

Ni la répression ni les fermetures administratives n’entameront notre détermination. Nous appelons tous les étudiant-e-s, personnels et lycéen-ne-s à rejoindre le mouvement de grève.