Décentralisation des Tos, c’est toujours non !

vendredi 14 juillet 2006
mis à jour samedi 2 septembre 2006

Dans l’Éducation nationale, la décentralisation, c’est 5 mesures de transfert. La cinquième de ces mesures est le transfert aux régions et aux départements des missions d’accueil, de restauration, d’hébergement, ainsi que de l’entretien général et technique, dans les lycées et collèges.

Le projet entraîne le transfert aux collectivités du recrutement et de la gestion des personnels Techniques, Ouvriers et de Service des lycées et collèges. C’est principalement contre cet aspect de la décentralisation que les personnels de l’Éducation nationale étaient en grève au printemps 2003. Cette réforme entraînera la casse des statuts, les dégraissages de personnel, l’entrée en force du secteur privé dans les établissements...

La décentralisation est d’abord une mesure budgétaire visant à réduire la dépense de l’État en diminuant le nombre de fonction-naires. Les conséquences de la décentralisation sont incalculables.

- Moins de TOS dans les établissements, c’est moins d’adultes parties intégrantes de la communauté éducative. Avec tout ce que ça veut dire pour la sécurité des élèves.
- C’est l’augmentation du prix des pres-tations scolaires, et de manière totalement incohérente selon l’endroit où on habite.
- Augmentation de la fiscalité locale.
- Inégalité accrue entre les citoyens face au service public, selon leur département ou région.

Après le transfert des ouvriers, il sera très facile, en supprimant un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, de privatiser l’entretien des bâtiments, le chauffage, la restauration, le gardiennage...

La restauration est un marché colossal pour le patronat. 7800 établissements sont concernés ; 4,5 millions d’élèves pour 500 millions de repas par an. Déjà, trois sociétés se partagent 80% du marché de la restauration et les bénéfices à venir sont énormes. C’est encore pire pour les entreprises privées de nettoyage, couramment dénoncées pour leurs pratiques esclavagistes.

Le véritable but recherché, comme partout dans le monde du travail, c’est la casse des statuts pour casser les emplois : moins de personnels, de plus en plus mal payés pour effectuer des tâches de plus en plus lourdes. Aujourd’hui les TOS et certains administratifs... Demain aucun personnel ne sera épargné ! Pas même les enseignants !

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