Brèves Générales

mercredi 20 janvier 2010

Les dérives de l’inspection pédagogique

Au mois de mai, sur le bassin de Sarcelles, un IPR a réuni les professeurs de Mathématiques et leur a demandé, dans le cadre de la liaison 3e/2nde, de confectionner, pour les élèves de 3e, une sorte de cahier de vacances auquel seraient joints les corrigés et un mémento.

En octobre, sur le même bassin, c’est au tour des professeurs de Lettres d’un collège pilote d’être conviés à une grand-messe. On les a incités, toujours dans le cadre de la liaison collège/lycée, à produire des travaux et à les mettre en ligne sur une plate-forme numérique commune aux établissements du secteur, afin que chacun puisse y puiser des idées.

Des réunions à chaque fois placées de 16h à 18h, histoire de bien faire suer tout le monde. Des réunions où l’on dit aux enseignants : « faites ». Par contre, il n’est jamais fait mention de la charge de travail supplémentaire ni de la rémunération des collègues. Et que dire de la liberté pédagogique ? Il nous semble qu’elle est censée être l’un des piliers du métier de l’enseignant. Mais peut-être plus pour longtemps... N’est-ce pas l’instauration d’un flicage de plus en plus généralisé ? Le but n’est-il pas finalement de repérer ceux qui ne se plieront pas aux desiderata des IPR Qu’adviendra-t-il de celui ou de celle qui ne suivra pas les « directives » ? Sera-t-il(elle) fiché(e) par l’inspection ou ostracisé(e) par ses collègues bons petits soldats qui cireront les pompes de l’inspecteur/trice de peur d’être mal noté(e)s ?

Sud éducation Val d’Oise

Compléments de service illégaux

Si les compléments de service (CSD) hors commune sont illégaux (décret du 25 mai 1950) [1], cela n’empêche pas les rectorats d’y recourir massivement dans le second degré même s’ils sont régulièrement condamnés par les Tribunaux Administratifs (T.A.), car très peu de procédures judiciaires sont entreprises.

La requête au T.A. [2] peut s’accompagner d’un recours suspensif, beaucoup plus court, afin de suspendre le CSD. L’an dernier, le rectorat d’Orléans-Tours a annulé un complément de service illégal quelques jours avant le jugement du recours suspensif, sentant sans doute qu’il risquait d’être condamné.
Si les recours au T.A. se multiplient, la pression sera grande sur les rectorats pour qu’ils cessent ces pratiques - des reculs locaux ont déjà eu lieu (l’an dernier dans le Var le rectorat a annulé tous les CSD de ceux qui avaient entrepris un recours).

Sud éducation Loiret

Assistants d’éducation : s’organiser collectivement pour nos droits

Depuis la rentrée, nous menons une campagne de mobilisation des AED pour :
- des contrats de 3 ans : la loi le permet, mais les rectorats ont bloqué les contrats à 1 an ;
- la reconnaissance des 200 h de formation comme un dû et leur déduction d’office des 1607 h annuelles (pour un temps complet) ;
- le droit à un plein traitement en cas de congé-maladie : aujourd’hui il faut attendre 4 mois de service, mais certains chefs d’établissement considèrent que cette règle s’applique à chaque rentrée à tous les AED, comme il s’agit de nouveaux contrats d’1 an ;
- une prime de précarité de 100 Euros.

En septembre, 50% des AED n’ont pas été payés, ce qui a mis le feu aux poudres (grève spontanée des AED dans un lycée). Nous avons saisi la Division des Affaires Juridiques du Rectorat, l’établissement mutualisateur, obtenu une audience rectorale, organisé un rassemblement devant le Rectorat à l’issue duquel nous avons été reçus une 2e fois et obtenu des avancées :
- prise en compte de la continuité de service et de l’ancienneté concernant les congés-maladie (avec rédaction d’une circulaire en ce sens) ;
- reconnaissance des 200 h de formation comme un dû (mais pas de déduction d’office : pourtant, nous l’avons imposée dans certains établissements) ;
- reconnaissance de « dysfonctionnements » dans le paiement des AED (la procédure sera modifiée).

En revanche pas de résultats sur les contrats de 3 ans.

La lutte continue !

Sud éducation Loiret


[1Cela ne s’applique pas aux TZR sauf s’ils sont en affectation à l’année, mais il faut alors le faire savoir aux collègues remplacés !

Documents joints

Journal Sud éducation 36 - janvier 2010
Journal Sud éducation 36 - janvier 2010

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