Après la grève massive des enseignants parisiens du 1er degré le jeudi 16 octobre 2008

SUD EDUCATION PARIS APPELLE CHACUN A AMPLIFIER LA MOBILISATION CONTRE LES REFORMES DARCOS
lundi 20 octobre 2008

Suite à l’appel commun du jeudi 16 octobre 2008 de plusieurs syndicats (Sud Education Paris, SNU IPP FSU 75, SE UNSA 75, SGEN-CFDT 75, CGT Educ Action 75, SNUDI FO 75), Sud Education Paris se félicite de la très forte mobilisation observée : plus de 350 écoles parisiennes touchées sur les 660 et rassemblement de plus d’un millier de collègues devant le Rectorat de Paris.

Face à cette démonstration de force, l’Inspecteur d’Académie en réunion au Ministère a été prié par le ministre de rejoindre le Rectorat afin de recevoir la délégation intersyndicale.

Malgré cette forte mobilisation, aucune des revendications n’a été prise en compte, si ce n’est de vagues promesses non chiffrées concernant l’ouverture de la liste complémentaire et la mise en place d’une commission d’harmonisation des circonscriptions à laquelle il convie les syndicats.

L’Assemblée Générale, qui a suivi ce rassemblement, a réuni environ 300 collègues et des animateurs de la Ville de Paris qui avaient suivi le mot d’ordre de grève de leurs syndicats (CGT, UNSA) contre le Service Minimum d’Accueil. L’AG s’est prononcée pour qu’une délégation de syndicalistes d’enseignants et d’animateurs de la Ville de Paris soit reçue par le Maire de Paris afin de réaffirmer leur refus du Service Minimum d’Accueil.

Le débat s’est poursuivi sur :

- les actions à mettre en oeuvre contre les réformes DARCOS

- l’annonce de consignes claires (inter)syndicales contre la mise en place des 2 heures hebdomadaires d’aides personnalisées et l’annualisation des 108 heures

- le maintien des postes RASED et de leurs missions

- la lutte contre la mise en place des nouveaux programmes

- une action (délégation, rassemblement) envers la Mairie de Paris contre le SMA et pour qu’elle refuse de mettre à disposition du Rectorat les locaux (écoles) pour les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires

- la demande aux syndicats de conserver l’unité affichée ce jeudi malgré leurs divergences

- une réflexion sur l’interlocuteur du Rectorat pour le premier degré (Directeur d’Académie ? Recteur ?) au lieu de l’Inspecteur d’Académie

- la diffusion auprès des associations de parents d’élèves et des autres syndicats des motions votées

MOTION 1

L’AG se prononce pour qu’une intersyndicale se réunisse et demande audience auprès du Rectorat au sujet de la note sur les RASED et les 60 heures d’aide individualisée.

MOTION 2

La réforme Darcos pour l’Ecole ne vise qu’à faire des économies budgétaires. Supprimer des heures, supprimer des postes, c’est détruire le service public d’Education. Les enseignants parisiens avec leurs syndicats (liste à préciser) dénoncent l’aide personnalisée comme une mesure démagogique et inefficace qu’ils ne mettront pas en place et se prononcent pour le maintien des postes de RASED (3000 suppressions pour la rentrée scolaire prochaine) et de leurs missions.

Rejoignant les enseignants du Val de Marne qui ont suspendu dans de nombreuses villes la mise en place de l’aide individualisée, ils lancent un appel à tous les enseignants de France à adopter la même ligne de conduite en refusant la mise en place des mesures Darcos.

MOTION 3

L’AG se prononce pour le retrait du décret Darcos, contre la participation des syndicats à la commission d’harmonisation parisienne sur la mise en place des 108 heures proposée par l’IA, et pour que l’intersyndicale demande une audience au maire de Paris à propos du SMA et des stages pendant les vacances.

Le but de ces motions est de fournir à chaque enseignant un cadre collectif pour refuser ensemble des mesures néfastes qui seront suivies, si on ne s’y oppose pas, d’autres : EPEP, école maternelle...

En refusant la mise en place des mesures Darcos de cette rentrée, l’objectif est de bloquer le processus, d’agir avec les parents d’élèves et de faire céder le gouvernement.

Une intersyndicale parisienne devrait se réunir cette semaine, et SUD éducation Paris fera tout pour qu’elle débouche sur des consignes précises et des appels à l’action après les vacances.

C’est pourquoi SUD éducation Paris envoie cet appel aux écoles, aux collègues, aux syndicats parisiens, à la FCPE Paris, ainsi qu’aux syndicats SUD Education des autres départements.

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