Alternatives

 2004
mis à jour dimanche 6 février 2005

Les alternatives que le mouvement social est capable de proposer s’opposent au modèle de développement capitaliste. Ne proposer qu’une Alternative reviendrait à opposer un modèle à un autre et finalement à rejouer l’affrontement idéologique qui a prévalu pendant la guerre froide. Elles doivent donc s’écrire au pluriel et ne sont surtout pas à confondre avec alternance. En s’inscrivant dans la lutte anticapitaliste, les alternatives s’engagent également dans la résistance à l’homogénéisation, à la standardisation et à l’uniformisation qui sont propres au projet libéral. Les alternatives tentent de se construire autour de thématiques communes dont, entre autres, l’intégration économique équitable et démocratique, le rejet d’une société monolithique dont la référence absolue reste le surconsommateur nord américain ou européen, la prise en compte des cultures et des diversités. Les expériences locales, de relocalisation, de démocratie participative, de commerce équitable, de systèmes d’échanges locaux, de réseaux d’échange de savoir faire réciproque, d’économie solidaire..., appuyées par le mouvement social, peuvent être le point de départ des réflexions dont seront issues les propositions et les innovations qui constitueront les alternatives. Plus la gamme des propositions sera importante, plus le mouvement social en sera renforcé, car nous pensons, contrairement au dogme capitaliste, que ce n’est pas de la rareté ou de l’uniformisation que naît la richesse mais bien des différences et des diversités. La phase la plus difficile reste à accomplir, fédérer ces diversités, même si des rassemblements réguliers, comme le Forum Social Mondial à Porto Alegre, tentent de catalyser les énergies... alternatives, bien sûr.

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