Aides sociales : C’est pas pour les précaires !

vendredi 20 janvier 2006
mis à jour lundi 13 février 2006

Jusqu’au 1er janvier 2005, tous les personnels de l’Education nationale, qu’ils soient titulaires ou contractuels, pouvaient bénéficier de deux types de prestations sociales : les Prestations Inter Ministérielles (PIM) et les Actions Sociales d’Initiative Académique (ASIA). Si pour les titulaires rien n’a changé, ce sont paradoxalement les plus précaires [1] qui ont perdu leur droit aux PIM [2].

JPEG - 24.4 ko

Ainsi, parmi les contractuels, seuls ceux employés de façon permanente et continue pendant plus de dix mois y auront encore accès. Quant aux contractuels de six mois et plus, ils n’ont pas tout perdu puisqu’ils conservent leurs droits aux ASIA... et aux prestations repas. Mais attention ! A Toulouse par exemple, les consultations juridiques ont été supprimées tandis que l’aide aux enfants en cours d’études est désormais restreinte à ceux âgés de 22 à 24 ans (au lieu de 20 à 24 précédemment). Une véritable aubaine quand ont pense aux contractuels de moins de six mois qui, eux, n’ont évidemment droit à rien.

Pour les Assistants d’éducation, les conditions d’accès sont toutes aussi restrictives. Seuls ceux recrutés et rémunérés directement par les rectorats, ou par les Inspections d’académie, peuvent encore bénéficier des PIM. Quant à ceux qui sont recrutés directement par l’établissement, c’est-à-dire presque tous, ils conservent leurs droits aux chèques-vacances et à la cantine. Monseigneur est vraiment trop bon !

Sud éducation Tarn


[1Personnels exclus des PIM : les contractuels d’une durée inférieure à 10 mois, les personnels rémunérés sur budget propre d’un établissement, les ATER, les Assistants d’éducation recrutés par un établissement, les allocataires d’enseignement et de recherche ainsi que les allocataires pour perte d’emploi.

[2Les PIM concernent les aides à la restauration, à la famille, aux séjours d’enfant et aux enfants handicapés.

Navigation