26 janvier 2001 : après le 18 et le 25, grève le 30 janvier

vendredi 26 janvier 2001
mis à jour vendredi 14 janvier 2005

SUD Education a appelé les personnels de l’éducation nationale à faire grève le 18 janvier pour leurs salaires, et ne peut évidemment accepter que le gouvernement se cramponne à sa position initiale : 0,5 % d’augmentation salariale pour les fonctionnaires au titre de l’année 2000, ce qui entraînerait une perte de pouvoir d’achat pour tous. C’est pourquoi l’action engagée le 18 janvier doit continuer et aboutir à une augmentation importante et uniforme en points d’indice, à un rattrapage réel des salaires et traitements, ainsi qu’à la disparition des salaires de misère - très fréquents pour les ATOSS et les non titulaires - et à la résorption de la précarité, par titularisation sans condition de concours ni de nationalité de l’ensemble des précaires.

Mais il est indispensable que les fonctionnaires et agents de l’Etat se mobilisent avec les salariés du secteur privé car, aujourd’hui, public et privé font l’objet d’attaques convergentes du gouvernement et du patronat sur leurs salaires, leurs conditions de travail et l’avenir de leurs retraites. Les travailleurs du privé sont les premiers visés par les attaques du MEDEF qui veut encore augmenter le nombre d’annuités de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein, mais les agents du public sont aussi concernés par les projets gouvernementaux (déclaration de Jospin et du conseil d’orientation sur les retraites, programme pluriannuel envoyé par le gouvernement français à Bruxelles le 21/12/2000) et les orientations européennes de faire passer la durée de cotisation des fonctionnaires de 37,5 à 40 annuités !

C’est pourquoi SUD Education s’est engagé dans l’appel à la grève du 25 janvier et à la manifestation réunissant sur leurs revendications à la fois les travailleurs du public et du privé. Et c’est pourquoi ce serait une erreur d’opposer à cette échéance unitaire et pleinement justifiée la journée d’action sur les salaires dans la fonction publique annoncée pour le 30 janvier.

La Fédération des syndicats SUD Education, qui se positionne en toute indépendance et refuse les manœuvres tacticiennes, fait le choix de l’action la plus unitaire et la plus efficace pour gagner, en appelant à la grève aussi le 30 janvier. SUD Education invite donc les personnels à participer résolument aux différentes initiatives de grève, de manifestations et d’assemblées générales ce jour-là.

Cependant, une simple succession de grèves de 24 heures, quels que soient leur succès, ne saurait constituer une réponse suffisante aux attaques du patronat et du gouvernement, et risque même apparaître comme une manœuvre de division catégorielle, opposant public et privé. La Fédération des syndicats SUD Education, qui s’est toujours prononcée pour la convergence des luttes des travailleurs du privé et du public, tient à ce que la mobilisation unitaire et de longue durée qui s’avère indispensable, tant sur la question des salaires, que sur celles des retraites, de la réduction du temps de travail et de la précarité, ne soit pas éparpillée dans des journées d’action catégorielles et sans lendemain.